Adaptación: Las manos (Albert Mérat)

Las manos

Blancas, tienen la carne de la flor delicada,
no puede adivinarse la crueldad que hay en ellas;
mas se marchita el alma por las manos aquellas
cuando, buscando llanto, tocan nuestra mirada.
De leche pura y nácar fue su piel coloreada
y hay un tono de rosa que las torna más bellas.
Las venas, fina red de azuladas centellas,
las surcan aflorando su albura armonizada.

¡Tan frágiles! ¿Quién teme las caricias que infligen
aquellas redes que las amantes dirigen
y nuestro corazón y pensamiento amarran?
Su vivo esplendor miente, muy firme es su cadena;
y así es como mi orgullo, mal vencedor, se apena
por esas manos, suaves manos que nos desgarran.

Albert Mérat
Versión al español de J. Darío Bravo (23/4/2018)


Blanches, ayant la chair délicate des fleurs,
On ne peut pas savoir que les mains sont cruelles.
Pourtant l’âme se sèche et se flétrit par elles ;
Elles touchent nos yeux pour en tirer des pleurs.
Le lait pur et la nacre ont formé leurs couleurs ;
Un peu de rose fait qu’elles semblent plus belles.
Les veines, réseau fin de bleuâtres dentelles,
En viennent affleurer les plastiques pâleurs.  

Si frêles ! qui pourrait redouter leurs caresses ?
Les mains, filets d’amour que tendent les maîtresses,
Prennent notre pensée et prennent notre cœur.
Leur claire beauté ment et leurs chaînes sont sûres ;
Et ma fierté subit, ainsi qu’un mal vainqueur,
Les mains, les douces mains qui nous font des blessures

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